Après quelques mois auprès de bébé, une autre grande question se pose pour de nombreux parents : comment financer la garde de son enfant à la reprise du travail ? Crèche assistante maternelle, garde à domicile… Les coûts varient selon le mode de garde et la situation de la famille, mais plusieurs dispositifs peuvent aider à alléger la facture.
Et pour les parents qui souhaitent prolonger le temps passé à la maison avec leur nouveau-né, des solutions existent aussi !
Le complément de libre choix du mode de garde (CMG) 🚼
La CAF peut notamment participer aux dépenses grâce au complément libre choix du mode de garde, ou CMG. Cette aide permet de financer une partie des frais de garde d’un enfant. Le montant dépend notamment des ressources de la famille, du coût horaire de la garde et du nombre d’heures réalisées.
Une petite subtilité à garder en tête : le CMG ne signifie pas que la garde devient gratuite ! Cette aide vient plutôt alléger les coûts, mais une partie reste généralement à la charge de la famille.
Le crédit d’impôt pour les frais de garde 📄
Et ce n’est pas tout. Les parents qui font garder leur enfant de moins de 6 ans peuvent également bénéficier d’un crédit d’impôt pour certains frais de garde hors du domicile. Celui-ci correspond à 50% des dépenses effectivement supportées, après déduction des aides reçues, dans la limite du plafond prévu par l’administration fiscale. Pour les dépenses concernées, le plafond est fixé à 3 500€ de dépenses par enfant, soit un crédit d’impôt maximal de 1 750€.
Entre les aides de la CAF et les avantages fiscaux, le coût réel d’un mode de garde peut donc être très différent du tarif affiché au départ.
La PreParE pour prolonger son temps à la maison 🏠
Pour certains, reprendre le travail après la naissance n’est pas toujours une évidence. Certains parents souhaitent profiter de quelques semaines ou de quelques mois supplémentaires auprès de leur enfant, quitte à réduire temporairement leur activité professionnelle. Plusieurs dispositifs existent dans ce cas.
Alors pour les parents qui souhaitent cesser ou réduire leur activité pour s’occuper eux-mêmes de leur bébé, la PreParE, ou Prestation Partagée d'Éducation de l’Enfant, peut également apporter un soutien financier sous certaines conditions. Cela concerne notamment les parents qui cessent ou réduisent leur activité pour élever leur enfant, et son montant dépend du niveau de réduction de l’activité professionnelle.
Le congé supplémentaire de naissance 🆕
De plus, en 2026, une nouvelle importante vient compléter les congés déjà existants : le congé supplémentaire de naissance.
Entré en vigueur le 1er juillet 2026, il permet à chacun des deux parents concernés par le dispositif de bénéficier d’un congé supplémentaire d’un ou deux mois, en plus des congés maternité, paternité ou d'adoption. Les deux parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance, et le congé peut être fractionné en deux périodes d’un mois. Pour les salariés, ce congé est indemnisé à hauteur de 70% du salaire net le premier mois et 60% le deuxième mois, dans la limite du plafond de la Sécurité Sociale, fixé à 4 005€ par mois en 2026.
Attention, pour les enfants nés à compter du 1er juillet 2026, le congé doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance. Des règles transitoires sont prévues pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. Des règles transitoires sont toutefois prévues pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026.